On peut très bien manger à Strasbourg et on peut aussi très mal y manger, souvent dans les mêmes rues. Quelques principes valent mieux qu’une liste d’adresses qui aura changé dans un an.
La winstub
C’est le format local : petite salle, boiseries, nappes à carreaux, cuisine de ménage. On y mange du baeckeoffe, de la presskopf, des spätzle. Les bonnes sont souvent pleines et n’ont pas de carte en six langues affichée dehors — c’est un critère plus fiable qu’il n’y paraît.
La tarte flambée
Elle se mange le soir, à volonté, en série : on en commande une, puis une autre. La pâte doit être fine au point d’être cassante. Elle n’a rien à voir avec une pizza et les endroits qui la présentent comme telle sont à éviter.
Au-delà de l’alsacien
La ville est universitaire et frontalière : on y trouve de la cuisine turque, vietnamienne, italienne, et une scène de bistrots contemporains qui travaille les produits alsaciens autrement. Le quartier de la Krutenau concentre une bonne part de cette offre.
Cuisiner au loft
La cuisine est entièrement équipée, du four à la machine à pain. Beaucoup de voyageurs font le marché et dînent sur la terrasse — c’est souvent le meilleur repas du séjour, et le moins cher.


